Archives pour la catégorie ‘Base de données’

MySQL : réinitialiser le mot de passe root

# /etc/init.d/mysql stop
# mysqld_safe --skip-grant-tables &
mysql> use mysql;
mysql> update user set password=PASSWORD("imsostupid") where User='root';
mysql> flush privileges;
mysql> quit
# mysqladmin -u root -p shutdown
# /etc/init.d/mysql start

MySQL : détecter et lister les tables fragmentées

Suite aux suppressions/insertions, les tables de données peuvent se fragmenter et occuper plus d’espace que nécessaire. La requête suivante permet de lister les tables fragmentées, que le moteur de stockage soit MyISAM ou InnoDB :

SELECT CONCAT(TABLE_SCHEMA, '.', TABLE_NAME) AS Name,Data_free FROM information_schema.TABLES WHERE TABLE_SCHEMA NOT IN ('information_schema','mysql') AND Data_free > 0;

Vous pouvez ensuite optimiser chaque table par une requête OPTIMIZE.

Exemple :

mysql >SELECT CONCAT(TABLE_SCHEMA, '.', TABLE_NAME) AS Name,Data_free FROM information_schema.TABLES WHERE TABLE_SCHEMA NOT IN ('information_schema','mysql') AND Data_free > 0;
+------------------------------------------------+-----------+
| Name                                           | Data_free |
+------------------------------------------------+-----------+
| my_blog.wp_options                             |       384 |
+------------------------------------------------+-----------+
1 row in set (1.36 sec)
mysql> OPTIMIZE TABLE my_blog.wp_options;
+-----------------------+----------+----------+----------+
| Table                 | Op       | Msg_type | Msg_text |
+-----------------------+----------+----------+----------+
| my_blog.wp_options    | optimize | status   | OK       |
+-----------------------+----------+----------+----------+
1 row in set (0.00 sec)

MySQL : activer le mode lecture seule

Pour empêcher les modifications de vos bases de données lors des opérations de maintenance, il est utile d’activer le mode read only de MySQL :

mysql> set GLOBAL read_only=true;

A cet instant, toutes les requêtes d’écritures seront refusées et seul l’utilisateur root pourra effectuer des modifications. Une fois terminées, il faut réactiver le mode read/write :

mysql> set GLOBAL read_only=false;

A noter qu’il existe la méthode du verrou exclusif. Dans ce cas, la connexion client de l’utilisateur root ne doit pas être coupée (le verrou serait automatiquement relâché) et toutes les requêtes d’écriture des utilisateurs, y compris root, seront mises en attente puis exécutées à la libération du verrou :

mysql> FLUSH TABLES WITH READ LOCK;
mysql> [...]
mysql> UNLOCK TABLES

FreeBSD : jail PostgreSQL

Pour pouvoir exécuter un serveur PostgreSQL sous une jail FreeBSD, il est nécessaire d’autoriser le support de la mémoire partagée (SHM). Il convient d’activer le flag dans /etc/rc.conf :

jail_sysvipc_allow="YES"

Si cela n’est pas fait, l’initialisation de l’espace de stockage échoue de cette façon :

sql# /usr/local/etc/rc.d/postgresql oneinitdb
The files belonging to this database system will be owned by user "pgsql".
This user must also own the server process.</p>
The database cluster will be initialized with locale C.
The default text search configuration will be set to "english".
creating directory /usr/local/pgsql/data ... ok
creating subdirectories ... ok
selecting default max_connections ... 10
selecting default shared_buffers ... 400kB
creating configuration files ... ok
creating template1 database in /usr/local/pgsql/data/base/1 ... FATAL:  could not create shared memory segment: Function not implemented
DETAIL:  Failed system call was shmget(key=1, size=1622016, 03600).
child process exited with exit code 1
initdb: removing data directory "/usr/local/pgsql/data"

MySQL : gestion du cache de requêtes

Le cache de requêtes de MySQL permet d’optimiser le temps d’exécution des requêtes en lecture, à savoir les SELECT. Son efficacité est d’autant plus grande que les requêtes sont fréquentes et les résultats invariants, ce qui est majoritairement le cas pour les sites Web. Son fonctionnement est simple : la sortie texte de la requête et des résultats des requêtes est mise en cache et le serveur les récupère en cas de requête identique (comparaison caractère à caractère). En cas de modification des données,  tous les résultats associés aux tables cache sont nettoyés, ce qui entraîne sur le long terme une fragmentation des blocs mémoire du cache.

Pour vérifier que le cache est activé et ses différents paramètres de configuration :

mysql> SHOW VARIABLES LIKE '%query_cache%';
+------------------------------+----------+
| Variable_name                | Value    |
+------------------------------+----------+
| have_query_cache             | YES      |
| query_cache_limit            | 1048576  |
| query_cache_min_res_unit     | 4096     |
| query_cache_size             | 33554432 |
| query_cache_type             | ON       |
| query_cache_wlock_invalidate | OFF      |
+------------------------------+----------+
6 rows in set (0.00 sec)

Ainsi, il est parfois utile de désactiver la mise en cache :

  • pour une requête spécifique :
mysql> SELECT SQL_CACHE id, name FROM customer;
  • pour une connexion (session client) :
mysql> SET SESSION query_cache_type = OFF;

Si query_cache_type est fixée à DEMAND (valeur 2), alors la mise en cache est forcée au niveau du serveur (GLOBAL) ou client (SESSION) :

mysql> SET GLOBAL query_cache_type=2;
mysql> SET SESSION query_cache_type=2;

Un script de maintenance journalier peut se charger de défragmenter le cache :

mysql> FLUSH QUERY CACHE;

ou encore le vider :

mysql> RESET QUERY CACHE;

Mac OS X : masquer un utilisateur de la login box

Pour masquer un compte utilisateur de la login box de Mac OS (et également du menu de permutation / Fast Switch User), la commande à saisir est la suivante en spécifiant le compte à la fin :

$ sudo defaults write /Library/Preferences/com.apple.loginwindow HiddenUsersList -array-add postgres

Le compte utilisateur masqué reste évidemment toujours actif. Pour masquer l’élément « Autre… » de la login box (en mode liste), c’est cette commande :

$ sudo defaults write /Library/Preferences/com.apple.loginwindow SHOWOTHERUSERS_MANAGED -bool false

Serveur Web Nginx/PHP/MySQL sous MacOS X

Après différents essais d’utilisation Apache / MySQL / PHP sous MacOS X que ce soit avec les versions out-of-the box d’Apple ou les packages spécifiques qui ne fonctionnent pas bien/du tout comme ca, çà, et çà, la raison m’a amené à compiler/installer une suite Web complète : plus d’Apache mais du Nginx (et çà j’y tiens), un PHP 5 avec les extensions standards et en exécution CGI, et enfin un MySQL 5.

Alors quelle solution permet de faciliter tout çà ? La réponse se trouve dans MacPorts : un système de ports pour MacOS,  fortement inspiré des ports BSD.  Un port est un package permettant de télécharger/compiler/installer les sources d’un logiciel. Une unique commande permet de remplir ce rôle. Donc autant vous le dire, une fois qu’on l’a utilisée, on s’en passe plus. Il faut uniquement mettre à jour de temps à autre l’arborescence des ports pour récupérer et mettre à jour les dernières versions. Tous les programmes sont installés dans /opt/local ce qui fait que rien n’est touché au système. Bref, la complexité est de ce niveau à peu près.

Installation de MacPorts : http://www.macports.org/install.php. N’oubliez pas d’installer la dernière version des outils XCode et le serveur X11 pour pouvoir compiler certains ports.

A partir de maintenant, le terminal est notre ami. Voici les commandes courantes de MacPorts :

port search <string> : chercher un port par son nom
port info <port> : affiche les informations du port
port variants <port> : afficher les options de compilation du port
port install <port> : installe le port, les variants sont à fournir à la suite et préfixées par +
port uninstall <port : désinstalle le port
port deps <port> : les dépendances du port
port contents <port> : les fichiers installés par le port

Avant de débuter l’installation des ports, une mise à jour de l’arborescence des ports s’impose :

$ sudo port -v selfupdate

Installation de Nginx :

$ sudo port install nginx

Il faut copier les fichiers exemples et éditer le fichier de configuration :

$ cd /opt/local/etc/nginx
$ sudo cp mime.types.example mime.types
$ sudo cp nginx.conf.example nginx.conf
$ sudo cp fastcgi_params.example fastcgi_params
$ sudo nano nginx.conf

Vérifiez que le répertoire root de l’hôte prédéfini est valide.

Installation de MySQL :

$ sudo port install mysql5-server

Une fois installé, il faut installer les db de gestion de MySQL  :

$ sudo /opt/local/bin/mysql_install_db5 --user=mysql

Installation de PHP et son extension MySQL :

$ sudo port install php5 +fastcgi +pear
$ sudo port install php5-mysql

Le mode d’exécution CGI est nécessaire pour Nginx et son module FastCGI. Il faut également créer le fichier php.ini :

$ cd /opt/local/etc/php5
$ cp php.ini-production php.ini

Pour le support FastCGI/PHP, je vous invite à consulter mon article traitant de ce sujet (et la configuration de Nginx pour le support PHP). Il faudra installer le port  spawn-fcgi :

$ sudo port install spawn-fcgi

Concernant le script FCGI-PHP, j’utilise une socket UNIX dans /opt/local/var/run/nginx/.

Installation de PHPMyAdmin :

$ sudo port install phpmyadmin

Si besoin, copiez le répertoire /opt/local/www/phpmyadmin (ou faites un lien symbolique) vers votre répertoire root.

A présent que tout est installé, il convient de lancer les logiciels. Il existe deux méthodes : la méthode manuelle  par scripts start/stop et la méthode launchd. Si la seconde permet d’automatiser le lancement automatique, la première est préférable sur une station de développement, notamment en cas d’erreur dans le fichier de configuration Nginx.

Les scripts manuels start / stop sont les suivants :

$ more /opt/local/etc/nginx/start.sh
#!/bin/sh
/opt/local/etc/LaunchDaemons/org.macports.mysql5/mysql5.wrapper start
nginx
/opt/local/etc/nginx/fcgi-php.sh start
$ more /opt/local/etc/nginx/stop.sh
#!/bin/sh
/opt/local/etc/LaunchDaemons/org.macports.mysql5/mysql5.wrapper stop
kill `cat /opt/local/var/run/nginx/nginx.pid`
/opt/local/etc/nginx/fcgi-php.sh stop

Si vous préférez la méthode launchd :

$ sudo launchctl load -w /opt/local/etc/LaunchDaemons/org.macports.mysql5/org/macports.mysql5.plist
$ sudo launchctl start org.macports.mysql5
$ sudo launchctl load -w /opt/local/etc/LaunchDaemons/org.macports.nginx/org.macports.nginx.plist
$ sudo launchctl start org.macports.nginx

Le script FCGI-PHP est à lancer manuellement (cf script start/stop).

Une fois le serveur MySQL en exécution, n’oubliez pas de modifier le mot de passe root :

$ mysqladmin5 -u root password 'new-password'

Un test de navigation sur http://localhost doit valider l’installation de Nginx. Créez un fichier PHP avec une sortie phpinfo () pour valider l’interprétation PHP-CGI.

Votre Mac dispose à présent d’une suite Web complète digne de ce nom.

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